La vente du FC Nantes se rapproche après la signature d’un compromis entre Waldemar Kita et un consortium emmené par Paulo Tavares. Mais avant un éventuel changement de propriétaire, le projet devra convaincre la DNCG et composer avec Nantes Métropole, encore tenue à l’écart du dossier.
Kita ouvre la porte après dix-neuf ans
La fin de l’ère Kita n’a jamais semblé aussi proche au FC Nantes. Selon les informations de L’Équipe et de Ouest-France, Waldemar Kita a signé un compromis de vente avec un pool d’investisseurs majoritairement français, également accompagné de partenaires portugais et luxembourgeois.
Le projet est porté par Phenix Sports Invest et Paulo Tavares. Âgé de 62 ans, l’homme d’affaires franco-portugais avait déjà tenté de reprendre l’AS Saint-Étienne, puis Valenciennes, sans parvenir à finaliser ces deux opérations. Cette fois, la signature obtenue à Nantes doit permettre l’ouverture de négociations exclusives avec l’actuel propriétaire des Canaris.
Une vente comprise entre 100 et 125 M€
Le prix évoqué est particulièrement élevé pour un club évoluant désormais en Ligue 2. La cession du FC Nantes pourrait être comprise entre 100 et 125 millions d’euros, bonus inclus. À titre de comparaison, l’ASSE avait été vendue à Kilmer Sports Ventures pour une part fixe de 16 M€, assortie de différents bonus, comme le rappelle également le média stéphanois EVECT.
Avant d’aller plus loin, les candidats au rachat devront passer devant la DNCG. Le gendarme financier du football français examinera la solidité du financement et la viabilité du projet. Le consortium aurait déjà bloqué une enveloppe de 30 M€ afin de préparer cette audition décisive.
Nantes Métropole n’a pas été contactée
Un autre acteur vient toutefois de s’inviter dans le dossier. Lors du conseil métropolitain de vendredi, Nantes Métropole a précisé n’avoir été contactée ni par les propriétaires actuels du FC Nantes, ni par le projet de reprise retenu.
Nantes Métropole a précisé que ni les propriétaires actuels du FC Nantes ni le projet de reprise choisi ne l’avaient contactée. La collectivité rappelle également qu’elle ne dispose pas d’un droit de veto sur la vente.
— @ManuMerceron https://twitter.com/ManuMerceron/status/2106094361633267826
La collectivité ne peut donc pas bloquer juridiquement l’opération, mais son absence des échanges interroge forcément autour d’un club étroitement lié à son territoire et utilisateur du stade de la Beaujoire. Les futurs propriétaires devront tôt ou tard présenter leurs intentions aux élus locaux.
La DNCG détient désormais une première clé
Après dix-neuf années mouvementées sous la direction de la famille Kita, le FC Nantes se trouve à un tournant majeur. La signature du compromis constitue une avancée réelle, mais elle ne vaut pas encore vente définitive. L’examen de la DNCG, la poursuite des négociations et les échanges avec les acteurs institutionnels locaux doivent encore baliser le chemin vers un changement d’ère à la maison Jaune et Verte.



