FC Nantes : la DNCG fait trembler la vente avec jusqu’à 140 M€ !

Par Joseph Karbacker - 7 octobre 2026
FC Nantes : la DNCG fait trembler la vente avec jusqu’à 140 M€ !

Alors que Waldemar Kita a signé un protocole de vente avec le consortium mené par Paulo Tavares, le changement de propriétaire du FC Nantes reste très incertain. La DNCG pourrait réclamer des garanties financières considérables avant de laisser l’opération aller plus loin.

La vente du FC Nantes encore loin d’être bouclée

Le FC Nantes n’est pas encore passé sous pavillon Phenix Sports Invest. Malgré la signature d’un protocole entre Waldemar Kita et le pool d’investisseurs conduit par Paulo Tavares, plusieurs étapes doivent toujours être franchies. La plus délicate mène désormais devant la Direction nationale du contrôle de gestion.

Selon les informations relayées par Onze Mondial, qui cite Eurosport, plusieurs acteurs du football français doutent de la capacité du projet à convaincre le gendarme financier. Celui-ci doit notamment contrôler l’origine et la disponibilité des fonds, mais aussi la solidité du plan prévu pour les prochaines saisons.

Entre 120 et 140 M€ de garanties réclamées ?

La DNCG pourrait demander entre 120 et 140 millions d’euros de garanties afin de couvrir les besoins du club sur trois exercices. Une somme particulièrement lourde, alors que le montant exact du rachat fait déjà l’objet d’estimations différentes. L’Équipe évoquait récemment une transaction susceptible d’atteindre 100 millions d’euros, tandis que d’autres évaluations seraient inférieures.

Le clan Kita assure de son côté que le prix de vente et la structuration financière de l’opération seront communiqués à l’instance au moment de l’examen du dossier. À ce stade, aucun verdict officiel n’a été rendu par la DNCG.

Le CSE a déjà rendu un avis négatif

Avant même ce rendez-vous financier, le projet porté par Paulo Tavares a reçu un avis négatif du comité social et économique du FC Nantes. Cette position ne suffit pas à faire échouer la transaction, mais elle constitue un premier signal défavorable pour le consortium qui souhaite tourner la page Waldemar Kita.

Propriétaire des Canaris depuis 2007, l’homme d’affaires franco-polonais semblait pourtant avoir franchi une étape décisive en signant le compromis de vente. Les réserves entourant les garanties financières remettent désormais de l’incertitude dans un dossier que certains imaginaient proche de son dénouement.

Un projet encore suspendu aux garanties financières

La suite dépendra donc de la capacité de Phenix Sports Invest à documenter précisément son financement et à rassurer sur la stabilité économique du club. Entre l’avis négatif du CSE, les interrogations sur le prix réel de l’opération et les exigences potentielles de la DNCG, la fin de l’ère Kita est encore loin d’être actée.

À lire aussi dans la même rubrique