Battu par Arsenal à l’Emirates Stadium (3-0), le LOSC a résisté plus d’une heure avant de s’effondrer en sept minutes. Malgré l’ampleur du revers, Davide Ancelotti ne regrette pas son plan de jeu très prudent.
Le LOSC a craqué en sept minutes
On vous en parlait mardi au moment de l’annonce des compositions d’Arsenal – LOSC : Davide Ancelotti avait choisi une équipe capable de résister au défi physique imposé par les Gunners. Son bloc a tenu jusqu’à la 64e minute, avant de céder brutalement.
Jurrien Timber a ouvert le score, puis Eberechi Eze et Bukayo Saka ont alourdi l’addition aux 67e et 71e minutes. En l’espace de sept minutes, les Dogues sont donc passés d’une résistance encourageante à une lourde défaite (3-0), leur deuxième en deux journées de Ligue des champions.
Ancelotti ne regrette pas son plan
En conférence de presse, Davide Ancelotti a pourtant assumé son approche conservatrice. « Par rapport à ce qu’ont donné les joueurs, non, pas de regrets », a expliqué l’entraîneur lillois, dont la priorité était de maintenir son équipe dans le match le plus longtemps possible.
« C’est le plan que j’avais dans ma tête », a-t-il poursuivi. Le technicien italien estime qu’un pressing plus haut aurait offert davantage d’espaces à Arsenal. Selon le compte rendu de la rencontre et des réactions, Ancelotti a également insisté sur l’impact du banc londonien. Bukayo Saka, Martin Ødegaard et Kai Havertz sont entrés à la 65e minute, juste avant que les Gunners ne fassent définitivement la différence.
La déroute face à Arsenal met en lumière les manques de l’effectif nordiste, particulièrement dans les couloirs. Les achats estivaux peinent encore à convaincre.
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Des chiffres très défavorables aux Dogues
Si le score paraît sévère au regard du scénario, les statistiques témoignent d’une domination anglaise nette. Arsenal a tiré à 16 reprises, contre seulement quatre tentatives lilloises. Le LOSC n’a cadré aucune frappe et ne s’est procuré aucune grosse occasion, pour seulement 0,30 but attendu contre 1,70 pour son adversaire.
Les Gunners ont également obtenu sept corners, contre aucun pour Lille. Plus frappant encore, ils ont réussi 194 passes dans le dernier tiers du terrain, là où les Nordistes n’en ont compté que 27. Nathan Ngoy a reconnu que son équipe n’était plus parvenue à ressortir proprement les ballons après la pause.
Un équilibre à trouver en Ligue des champions
Davide Ancelotti peut retenir la première heure et l’investissement défensif de son jeune groupe. Mais cette rencontre souligne aussi les limites offensives du plan lillois. Sans tir cadré ni véritable occasion, le LOSC s’est privé de toute possibilité de sanctionner Arsenal en contre.
Après deux revers européens, les Dogues doivent désormais trouver un meilleur équilibre entre prudence et ambition. Le plan a retardé l’échéance à Londres, sans permettre au LOSC de réellement peser sur la rencontre.



