Arrivé en fin de mercato pour porter l’attaque du FC Nantes, Thomas Robinet ne retrouve pas encore l’efficacité affichée à Dunkerque. Son activité reste précieuse, mais plusieurs données confirment une adaptation délicate chez les Canaris.
Robinet peine à faire la différence
Thomas Robinet ne ménage pas ses efforts depuis son arrivée au FC Nantes. Installé à la pointe de l’attaque, l’avant-centre de 30 ans participe au pressing, conserve des ballons et tente de servir de point d’appui à ses partenaires. Son investissement collectif n’est donc pas remis en cause.
Le constat est moins flatteur devant le but. Avec trois réalisations et deux passes décisives sur l’ensemble de sa saison de Ligue 2, l’ancien Dunkerquois n’a pas encore suffisamment pesé sous le maillot nantais. Son penalty inscrit dans les derniers instants à Boulogne-sur-Mer (2-1) a certes offert deux points supplémentaires aux Canaris, mais il est resté muet contre Sochaux (0-1), puis Reims (0-0).
Une situation qui prolonge des débuts déjà contrariés à Nantes. Recruté pour apporter une contribution immédiate, Robinet doit désormais répondre aux attentes placées en lui.
Un net recul dans la finition
Les statistiques publiées par Morning Foot à partir des données Data’Scout illustrent cette période délicate. Sur huit matchs, le Nantais obtient un indice de 50 dans le profil d’attaquant pivot, soit le dixième rang de Ligue 2. Comme renard des surfaces, il tombe à 47 et au seizième rang.
La comparaison avec la saison dernière est surtout parlante. Son indicateur buts moins xG passe du 76e centile à Dunkerque au 42e avec Nantes. Celui des buts recule également de 67 à 57. Le volume de tirs cadrés reste pourtant presque stable, du 59e au 58e centile. Robinet parvient donc encore à cadrer, sans convertir ses situations avec la même précision.
Débarrassé de sa blessure estivale, Matthis Abline se sent désormais pleinement prêt. L’ancien Nantais apprécie son nouveau rôle, même s’il n’a pas encore ouvert son compteur.
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Un rôle plus collectif chez les Canaris
Tout n’est cependant pas négatif. Le centile des passes décisives attendues de Robinet progresse de 40 à 65, tandis que celui des passes dans le dernier tiers bondit de 20 à 59. Il semble ainsi davantage impliqué dans la construction nantaise qu’il ne l’était à Dunkerque, où son rôle était plus directement tourné vers la conclusion.
Ses données physiques dessinent aussi le profil d’un attaquant de fixation plutôt que celui d’un joueur multipliant les courses à haute intensité. Grégory Poirier doit donc trouver l’animation capable d’exploiter ses qualités dans la surface, sans l’éloigner des zones décisives.
Un jugement encore prématuré
Après 765 minutes disputées avec Nantes, contre 2 609 dans l’échantillon étudié à Dunkerque, il serait prématuré de parler d’échec. Les automatismes restent à construire et les premiers tests de Robinet avec les Canaris demandaient déjà du temps.
À 30 ans, le buteur n’a toutefois pas été recruté comme un pari à long terme. Son travail collectif compte, mais le FC Nantes attend maintenant qu’il retrouve rapidement son efficacité dans le jeu.


