Après le succès renversant du Real Madrid, José Mourinho a reconnu que son plan initial n’avait pas tout réglé. Le technicien portugais estime néanmoins que ses changements ont pesé lourd dans le passage de 3-1 à 3-4.
Mourinho refuse de réécrire le scénario
José Mourinho n’a pas cherché à faire croire que tout s’était déroulé comme prévu. Interrogé en conférence de presse après la remontada du Real Madrid, le Portugais a même manié l’autodérision pour défendre la composition alignée au coup d’envoi.
« Si nous avions commencé avec les onze joueurs qui ont terminé le match, je pense qu’on en aurait pris cinq ! », a-t-il lancé dans une sortie relayée par Actu Foot. Une manière d’assumer ses décisions tout en rappelant qu’une équipe appelée à finir une rencontre n’est pas nécessairement celle qui doit la commencer.
José Mourinho : « Je ne vais pas faire le phénomène en disant que j’avais tout préparé pour passer de 3-1 à 3-4. Ce n’est pas vrai. Accordez-moi un peu de crédit, j’ai bien travaillé. »
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Des changements prévus pour les vingt dernières minutes
Mourinho n’a donc pas revendiqué une remontada entièrement écrite à l’avance. « Parfois, l’entraîneur est un idiot parce qu’il réfléchit mal stratégiquement. D’autres fois, il est très bon parce qu’il réfléchit bien », a-t-il expliqué, avant de reconnaître qu’il n’avait pas anticipé précisément le passage de 3-1 à 3-4.
L’ancien entraîneur de Chelsea avait toutefois identifié la fin de match comme le moment où son banc pouvait faire basculer la rencontre. Il assure avoir abordé les vingt dernières minutes avec des changements en tête et des remplaçants capables d’apporter une réelle plus-value. Un choix qui lui permet aujourd’hui de réclamer une part du mérite.
Endrick lancé au moment voulu
Le cas d’Endrick illustre le raisonnement du technicien portugais. Mourinho avait demandé à Hermoso de suivre Diomandé et attendait que le premier nommé commence à manquer de carburant pour lancer l’attaquant brésilien. « Quand Hermoso n’a plus d’essence dans le réservoir, Endrick entre », a résumé le coach.
Cette gestion des efforts et du banc donne du relief à une soirée au cours de laquelle le Real Madrid a encore affiché sa capacité à renverser une situation compromise. Mourinho, déjà au centre du traitement médiatique autour de son travail, ne s’est pas privé de conclure avec le sourire : « Accordez-moi un peu de crédit à moi aussi ! J’ai bien travaillé. »



