FC Nantes : Le verrou à 140 M€ qui menace la vente !

Par Joseph Karbacker - 7 octobre 2026
FC Nantes : Le verrou à 140 M€ qui menace la vente !

Après l’avis défavorable rendu par le CSE, le projet de reprise du FC Nantes porté par Phenix Sports Invest s’apprête à affronter un obstacle autrement plus contraignant. La DNCG pourrait réclamer jusqu’à 140 millions d’euros de garanties financières pour donner son feu vert.

Le dossier se complique encore

On vous en parlait mardi : la vente du FC Nantes avait déjà pris un sérieux coup de frein avec l’avis défavorable rendu à l’unanimité par le comité social et économique du club.

Ce vote ne suffisait pas à faire définitivement échouer le processus, mais il fragilisait le projet mené par Paulo Tavares. Un accord de protocole de vente a pourtant été signé avec Waldemar Kita, mardi dernier, au nom de Phenix Sports Invest. Ce pool rassemble des investisseurs français, portugais et luxembourgeois.

Le prochain passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion s’annonce désormais particulièrement délicat. Selon les éléments relayés par La Tribune Nantaise, plusieurs acteurs du football français se montrent très pessimistes sur les chances du projet d’obtenir le feu vert du gendarme financier.

Jusqu’à 140 M€ de garanties réclamées

La DNCG pourrait demander à Phenix Sports Invest de présenter entre 120 et 140 millions d’euros de fonds disponibles. Cette somme devrait permettre de garantir le train de vie actuel du FC Nantes pendant les trois prochaines saisons.

L’instance devrait aussi se pencher avec attention sur l’origine des fonds et les conditions de financement de l’opération. Le montage reposerait notamment sur plusieurs dizaines de millions d’euros apportés par des banques françaises, luxembourgeoises et portugaises, ainsi que sur un crédit-vendeur consenti par Waldemar Kita.

Un rendement qui suscite des interrogations

Le document remis aux investisseurs prévoirait par ailleurs un ticket d’entrée fixé à 250 000 euros, avec une rémunération annoncée de 9 % par an. Une promesse qui alimente les interrogations autour de la solidité et de la pérennité du montage financier.

Une source proche du dossier va jusqu’à estimer que la DNCG « va faire barrage ». À ce stade, cette position n’a toutefois rien d’un verdict officiel. Phenix Sports Invest reste confiant et assure ne pas avoir d’inquiétude particulière, considérant le dossier suffisamment solide pour convaincre l’instance.

Après le revers essuyé devant le CSE, la capacité du candidat au rachat à présenter les garanties demandées devient donc le nouvel enjeu central. L’accord signé avec Waldemar Kita est encore loin de suffire pour acter la vente du FC Nantes.

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