Arrivé en juin dans un contexte financier très contraint, Grégory Lorenzi n’a pas réussi à renforcer l’OM malgré douze départs. Le directeur sportif marseillais revient sur un été agité et explique pourquoi il a refusé de céder Igor Paixao dans les dernières heures du mercato.
Un marché paralysé par les contraintes financières
Grégory Lorenzi savait que sa première fenêtre de transferts à Marseille serait compliquée. Entre les restrictions liées à la DNCG, la participation à la Ligue Europa et la nécessité de réduire la masse salariale, le nouveau directeur sportif disposait d’une marge de manœuvre particulièrement limitée.
Dans un entretien accordé à L’Équipe et relayé par Foot Mercato, le dirigeant de 42 ans rappelle pourtant l’ampleur du dégraissage effectué : « On a quand même sorti 12 joueurs. On n’a pas eu beaucoup d’offres pour nos joueurs. » Faute de ventes suffisamment rémunératrices, l’OM a terminé l’été sans la moindre recrue.
Grégory Lorenzi explique qu’il avait conscience de la restructuration sportive et financière de l’OM, avec de nombreuses contraintes liées à la DNCG et à la Ligue Europa.
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La communication autour de l’OM pointée du doigt
Lorenzi estime également que le climat installé autour du club n’a pas facilité ses négociations. « Ça a commencé à parler, ça partait dans tous les sens, tout le monde était à vendre… Cela n’a pas forcément arrangé la situation », regrette-t-il. Une communication brouillonne qui a pu placer Marseille en position de faiblesse face aux clubs intéressés.
Dans ce contexte, Frank McCourt avait mandaté l’agence Unique. Le directeur sportif assure toutefois que celle-ci n’avait aucun pouvoir décisionnaire et représentait « simplement une aide » destinée à pousser certains agents à s’activer. La gestion sportive est donc restée entre les mains de la direction marseillaise pendant toute la durée du marché.
Lorenzi a fermé la porte pour Igor Paixao
Malgré l’urgence financière, Lorenzi n’a pas voulu sacrifier les derniers éléments importants de l’effectif. Le dirigeant a notamment choisi de résister aux sollicitations pour Igor Paixao, alors que le marché approchait de sa fermeture.
« Je ne voulais pas que les clubs arrivent en dernière minute et qu’on se fasse piller, avec des offres au rabais », insiste-t-il. L’OM avait déjà laissé partir douze joueurs et une nouvelle vente tardive aurait encore affaibli un groupe qui n’avait accueilli aucun renfort.
Le terrain sanctionne déjà le mercato marseillais
Ce refus de brader l’effectif n’a pas suffi à préserver l’équilibre sportif. Après cinq journées de Ligue 1, l’OM occupe la 17e place du classement. Les conséquences du mercato sont donc visibles : Lorenzi a allégé le groupe, mais sans parvenir à financer les arrivées espérées.
Le directeur sportif assume ainsi un été dicté par les contraintes plus que par les choix. La conservation de Paixao a évité un dernier affaiblissement, mais Marseille doit désormais trouver des solutions avec un effectif réduit et un départ de saison déjà très préoccupant.



