De nouveau titulaire dans les buts de l’AJ Auxerre, Paul Nardi savoure son retour en Ligue 1. Avant le déplacement à Strasbourg, ses premières statistiques dessinent le portrait d’un gardien à l’aise dans la relance et efficace sur sa ligne, malgré quelques réserves.
Nardi retrouve le terrain et le sourire
À 32 ans, Paul Nardi a retrouvé une place dans le onze auxerrois lors des deux dernières rencontres, face au Havre puis au Mans. Une situation forcément appréciée par le gardien français, heureux de pouvoir de nouveau évoluer au plus haut niveau national.
« Tout joueur de football a envie d’être sur le terrain. Je suis très heureux d’être revenu en France et en Ligue 1 », a confié le portier bourguignon. Celui dont le premier passage à Monaco avait été très bref préfère toutefois placer les performances collectives de l’AJA devant son cas personnel.
« Au-delà de mes performances individuelles, je suis surtout satisfait des dernières prestations de l’équipe, qui sont positives », souligne Nardi. Un discours mesuré alors que les résultats d’Auxerre restent contrastés.
Une qualité de relance déjà bien visible
Les données publiées par Morning Foot mettent d’abord en évidence la précision du gardien. Sur les deux matches étudiés par DataScout, Nardi atteint le 90e percentile pour la précision de ses passes, mais également pour celle de ses transmissions longues.
Sa participation à la première phase de construction constitue donc l’un de ses principaux atouts. DataScout lui attribue un indice de performance de 61 dans le profil de gardien relanceur, soit le treizième rang de Ligue 1 selon son modèle.
Sur sa ligne, le bilan est également encourageant. Nardi se situe au 84e percentile concernant les arrêts et au 66e pour le ratio de buts évités par rapport aux expected goals subis. Il a encaissé deux buts sans réaliser de clean sheet sur cette séquence, mais ses interventions ont confirmé sa fiabilité.
Des chiffres à nuancer après seulement deux matches
Tout n’est pas encore parfait dans le profil statistique du gardien auxerrois. Ses sorties sont évaluées au 16e percentile, tandis que son pourcentage de duels aériens remportés se situe au 39e. Son indice de gardien stoppeur atteint 51, ce qui le place au douzième rang du championnat.
Ces indicateurs doivent néanmoins être maniés avec prudence, puisqu’ils reposent uniquement sur deux rencontres. Un échantillon trop réduit pour identifier une faiblesse durable, mais suffisant pour dégager de premières tendances.
La Meinau comme nouveau test
Le déplacement à Strasbourg permettra à Paul Nardi de confirmer son retour encourageant. « C’est toujours particulier de jouer à la Meinau, on s’attend à une rencontre difficile face à de très bons joueurs », prévient-il.
Doyen du vestiaire auxerrois, le portier entend également accompagner les éléments les moins expérimentés. « Je suis le plus âgé mais j’essaie d’être le plus naturel possible. C’est un plaisir pour moi d’aider ou d’accompagner les plus jeunes. » À la Meinau, son expérience et sa précision dans la relance pourraient peser lourd.



