FC Nantes : La garantie de 25 M€ qui a fait capoter la vente !

Par Joseph Karbacker - 23 octobre 2026
FC Nantes : La garantie de 25 M€ qui a fait capoter la vente !

Waldemar Kita a mis fin aux négociations avec Phenix Capital, mais les coulisses de cette rupture éclairent désormais sa décision. Le dossier transmis pour le passage devant la DNCG était incomplet, tandis qu’une garantie financière majeure faisait toujours défaut.

Un dossier DNCG resté incomplet

On vous en parlait jeudi : Waldemar Kita a fait volte-face dans le dossier de la vente en mettant officiellement un terme aux discussions avec Paulo Tavares et Phenix Capital. Seulement 22 jours après la signature d’un compromis, le propriétaire du FC Nantes a considéré que les conditions nécessaires n’étaient pas réunies.

Selon les informations publiées par Morning Foot, le dossier indispensable à l’examen de l’opération par la DNCG n’avait pas été constitué dans son intégralité. Malgré plusieurs demandes et des délais supplémentaires accordés aux candidats au rachat, les garanties attendues ne sont jamais arrivées.

Une garantie de 25 M€ attendue

Le gendarme financier du football français réclamait notamment une garantie de 25 millions d’euros placée sur un compte bloqué. Cette somme devait permettre de démontrer la solidité du montage et la capacité des investisseurs à financer durablement le projet. Un point devenu rédhibitoire aux yeux de Waldemar Kita.

Fin septembre, le rachat était pourtant évoqué autour de 100 M€, auxquels auraient pu s’ajouter entre 20 et 25 M€ de bonus en cas de remontée du FC Nantes en Ligue 1. Ces montants n’avaient toutefois pas été définitivement confirmés. Le projet, initialement construit pour un club maintenu parmi l’élite, avait également dû être réorganisé après la relégation des Canaris.

Phenix Capital refuse encore d’abandonner

La porte n’est pas totalement refermée du côté des repreneurs. L’entourage de Paulo Tavares espère toujours réunir les fonds nécessaires et obtenir davantage de temps pour déposer les sommes demandées sur un compte sécurisé, comme l’a indiqué Ouest-France.

Une reprise des échanges supposerait néanmoins un nouveau revirement de Waldemar Kita, dont la position paraît aujourd’hui ferme. Le CSE du club avait d’ailleurs rendu un avis défavorable au projet dès le 6 octobre, en raison d’inquiétudes concernant ses perspectives économiques et sociales.

La famille Kita reste aux commandes

Dans l’immédiat, la famille Kita conserve donc le contrôle du club, actuellement 14e de Ligue 2. La rupture avec Phenix Capital ne signifie pas pour autant que le FC Nantes n’est plus à vendre : d’autres propositions auraient été formulées durant l’été, dont une offre ferme de 20 M€.

Aucune nouvelle négociation n’est cependant annoncée. Le problème n’était finalement plus seulement le montant promis pour acquérir la maison Jaune et Verte, mais la capacité des repreneurs à prouver qu’ils pouvaient réellement financer l’opération.

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