Le projet de rachat du FC Nantes par le consortium emmené par Paulo Tavares suscite une vive opposition en interne. Les élus du personnel ont rendu un avis défavorable à l’unanimité, avant un examen décisif du dossier par la DNCG.
Les salariés affichent leurs « plus vives inquiétudes »
Alors que la famille Kita aurait conclu un compromis de vente avec le consortium mené par le Franco-Portugais Paulo Tavares, le changement de propriétaire est encore loin d’être acté. Selon les informations relayées par Onze Mondial, les élus du personnel ont émis un avis défavorable à l’unanimité lors d’un CSE extraordinaire organisé en présence de la DRH Cathy Bancarel.
Dans leur déclaration, les représentants des salariés font part de leurs « plus vives inquiétudes » et de leurs « doutes sur la fiabilité et viabilité des repreneurs ». Ils redoutent notamment des conséquences « injustes, graves et irréversibles » pour l’emploi, la pérennité de l’entreprise et, plus largement, l’avenir de la maison Jaune et Verte.
Un appel lancé aux supporters nantais
Les salariés ne se contentent pas d’alerter la direction. Ils appellent également les supporters à « se mobiliser et à manifester leur opposition à ce projet ». Leur position est claire : le FC Nantes ne peut pas changer de mains sans garanties concernant sa continuité, sa compétitivité et le respect de son histoire.
Dans ce contexte déjà tendu, la perspective d’un barrage de la DNCG circule également autour du dossier. Une situation qui nourrit les interrogations sur le processus de vente et sur la capacité du consortium à fournir les garanties attendues.
« C’est remonté en très haut lieu, la DNCG va faire barrage. » Ce passage interroge sur l’indépendance de la DNCG et les futurs projets de rachat du FC Nantes.
— @ManuMerceron https://twitter.com/ManuMerceron/status/2107791935817891928
La DNCG attendue comme juge de paix
L’avis du CSE demeure consultatif et ne suffit donc pas, à lui seul, à faire capoter l’opération. Il représente néanmoins un sérieux avertissement pour Paulo Tavares et ses partenaires. Le dossier doit désormais passer au crible de la DNCG, qui examinera la solidité financière du projet et les garanties apportées pour assurer l’avenir du club.
En marge de cette actualité, La Beaujoire pourrait accueillir un événement inédit en novembre. Le RC Vannes envisage d’y recevoir l’Union Bordeaux-Bègles lors de la neuvième journée de championnat, le 7 ou le 8 novembre.
Le RC Vannes s’apprête à signer sa deuxième délocalisation de la saison et devrait recevoir l’Union Bordeaux-Bègles à La Beaujoire, le 7 ou 8 novembre. Ce serait historique.
— @ManuMerceron https://twitter.com/ManuMerceron/status/2107903362779783218
Sur le front de la vente, l’étape réglementaire sera autrement plus déterminante. Sans garanties jugées suffisamment solides, la DNCG pourrait bloquer l’opération et prolonger encore l’incertitude qui entoure l’avenir du FC Nantes.



